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Mordante sortie de résidence

  • Publié le 19/02/2013 à 10:17
  • Par Jennifer BRESSAN


Bientôt la fin de leur résidence de création. Avant de fermer leurs baluchons, les artistes de l'Atelier de mécanique générale contemporaine ouvrent au public la répétition du spectacle en cours de création Mords la main qui te nourrit. Ce soir au Majestic, à 19h30. Entrée libre. Réservation conseillée auprès des Treize arches au 05.55.24.62.22.

Suivi par une rencontre-débat avec Jean-Philippe Ibos.



La température est montée d'un cran depuis que l'Atelier de mécanique générale contemporaine a posé ses valises au Majestic à Malemort, le 11 février. Ses valises mais aussi pêle-mêle, des outils, des machines à coudre, un drôle de manège. Bref, un joyeux chantier. Un chantier de création. Celle de leur dernier spectacle: Mords la main qui te nourrit.

"Nous sommes à quatre semaines de la création à Pessac", explique Jean-Philippe Ibos qui a écrit les textes et qui s'occupe de la mise en scène. Mais cela fait deux ans que le groupe qui nous a déjà régalés avec Mobylette en octobre dernier a commencé à travailler sur cette création. Et ça avance, de résidence en résidence. "Grâce à celle de Malemort, réalisée avec les Treize arches, nous pouvons rassembler le puzzle des différents morceaux sur lesquels nous avons déjà travaillé: le décor, la lumère, les textes, la musique, etc. Ici au Majestic, on fait des essais, les derniers ajustements pour finaliser le projet."

Et à croire le metteur en scène, le vaste espace offert par le Majestic s'y prête tout à fait: "Là, on a notre atelier de couture, par là-bas on fait du bricolage, dans ce coin, on bosse sur la musique, on peut prendre nos repas sur place et il y a le bar pour faire des pauses. On a tout à portée de main, tout ce dont nous avons besoin pour faire avancer le puzzle."

Un puzzle dont les différents morceaux racontent les fonctionnements et les dysfonctionnements de ce monde dans lequel tout un petit monde cohabite. Tony, l'homme du Cac 40, la femme sur le fil qui essaie de joindre les deux bouts ou encore la nageuse, championne de la réussite sociale. Des êtres que tout oppose en somme, des discours qui, juxtaposés, deviennent grinçants.

"On parle de quelque chose de sérieux, mais on le fait de façon décalée, c'est militant mais c'est poétique aussi", définit Jean-Philippe Ibos. Et l'ensemble est porté par la musique, celle du Trio d'en bas, compagnie qui les a rejoints sur ce projet. "La musique, c'est pour toucher le corps, aller chercher les émotions, quand souvent le seul théâtre se cantonne à la tête. C'est pour l'ambiance festive" car le projet final prévoit que le spectacle se termine en "grand bal de la désobéissance des corps et des esprits". Ce soir, à défaut de grand bal, la présentation de cette fin de résidence se poursuivra par une rencontre-débat avec Jean-Philippe Ibos.