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A Louis Pons, les élèves de la CLIS4 cultivent leur jardin

  • Publié le 02/07/2009 à 13:24
  • Par Marie Christine MALSOUTE
Nicole Chaumont, maire-adjointe et les enfants de la classe CLIS autour de leur jardinièreEcole Louis Pons. Classe d'intégration scolaire pour enfants à mobilité réduite. Ce midi, Dimitri et ses camarades de classe ont enfin pu manger "leur" salade, celle qu'ils ont fait pousser dans la jardinière que les services municipaux ont adapté à leur handicap.

Et même si l'école se termine aujourd'hui, ils pourront aussi goûter dans quelques jours leurs tomates.



"Des radis. Des tomates. De la salade. Des poivrons", listent à tour de rôle les quatre enfants présents, très impressionnés par tout cet attroupement autour d'eux. Dans des petits bacs à hauteur, leur jardinière fait sensation. Chaque légume y est identifiée par son dessin coloré.

Jardinier en herbe"Tous les jours, nous venons arroser notre jardin", explique leur maîtresse Sandra Couvidou. Aujourd'hui, Melissa et Charline savent qu'elles vont enfin pouvoir manger leur salade. "Elle monte un peu, mais nous attendions la visite de la mairie pour la couper", explique l'enseignante secondée par Nathalie Grivot et Valérie Bouygues, les deux ATSEM aux petits soins des enfants.

Nicole Chaumont, maire-adjointe aux affaires scolaires et Fabienne Cassagnes, conseillère chargée de la place des handicapés sont venues apprécier le travail de cette classe pas tout à fait comme les autres qui accueille six enfants à mobilité réduite, la plupart en fauteuil roulant. D'où aussi la forme particulière de cette jardinière sur pied qui a été réalisée par le service des bâtiments communaux sous les conseils d'ergothérapeutes. La terre et les plantes ont été fournies par les espaces verts municipaux et quelques bonnes volontés. Une première! Et les légumes sont garantis "bio", sans engrais ou pesticides.

Fier de son jardin"Cette jardinière nous a permis de rendre accessible le monde du vivant, de la graine au fruit. Ces enfants ont besoin de choses concrètes qui les amènent du pratique au scolaire", commente la maîtresse. "Et ça leur plaît beaucoup."

L'expérience devrait être rééditée l'an prochain. Elle s'inscrira alors dans un projet plus large initiée par la mairie et qui porte le nom de "Jardins pour tous". "Nous proposons aux écoles de mettre à leur disposition des jardinières, soit directement en terre soit en bac. Les élèves pourront y faire pousser des plantes et des légumes sous la responsabilité de leurs enseignants", annonce Nicole Chaumont.

"Sur 33 écoles, 29 ont déjà accepté", se réjouit l'élue. "La cuisine centrale pourrait cuisiner à petite échelle ces produits." Des travaux pratiques baptisés "de la terre à l'assiette" qui pourraient bien être inscrits, avec l'accord de l'inspection d'académie, dans le programme sciences. L'affaire est à l'étude.

Après la visite, la salade a été aussitôt coupée pour le repas du midi. Et comme les enfants bénéficient encore de soins sur place pendant le mois de juillet, ils pourront aussi goûter aux tomates qui ne demandent qu'à rougir.

Enfants, maîtresse, ATSEM, élues et services municipaux