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Foyer des jeunes travailleurs, gens du voyage, EHPAD de Rivet et maison de retraite de l’hôpital : les dossiers avancent

  • Publié le 04/07/2009 à 16:06
  • Par Olivier SOULIÉ
Le Foyer des jeunes travailleurs

Hier soir, 4 heures et 30 minutes auront été nécessaires pour passer en revue plus de cinquante délibérations lors d'un conseil municipal somme toute assez calme malgré un coup d'éclat de l'opposition municipale. Quelques dossiers en cours ont été évoqués par le maire Philippe Nauche en introduction. C'est une délibération sur les gens du voyage qui aura provoqué l'incident. Repris en main par la majorité, ce dossier avance désormais à grands pas.  Hier soir, lors d'un des rares échanges houleux entre opposition et majorité, Philippe Nauche a parlé, au sujet de l'attitude de ses opposants politiques sur les gens du voyage, de "démagogie" et de "quasi xénophobie". Après quelques secondes de flottement, le leader de l'opposition Frédéric Soulier, cédant aux demandes de ses soutiens, a demandé au maire de "retirer cette insulte". Refus de Philippe Nauche estimant que ses propos ne sont pas insultants. A ce moment là, le leader de l'UMP briviste s'est levé : "nous quittons l'hémicycle !".

En fin de conseil municipal, le maire de Brive est revenu sur l'incident : "je regrette le départ de l'opposition mais ils n'assument pas car j'ai souvenir de certains écrits qui me font dire que, lorsque je parle de "quasi xénophobie", je suis peut-être encore bien en deça de la réalité...".

L'objet de la délibération en question : la recherche d'un terrain pour l'aire de grand passage des gens du voyage en transit. Ce terrain, qui devra faire au minimum 2 ha et afficher une capacité d'accueil de 200 caravanes maximum, doit être situé dans un rayon de 10 km maximum autour de Brive. L'opposition municipale réclamait un élargissement de ce rayon à 30 km, ce qui a obligé le maire de Brive à un rappel adressé à Frédéric Soulier : "ce rayon de 10 km n'est pas de notre fait puisqu'il est une préconisation du Schéma départemental que vous avez vous-même voté il y a quelques années".

Patricia Bordas, premier adjoint en charge de la question des gens du voyage, a précisé qu'une réunion avait eu lieu à propos de cette aire de grand passage en présence du sous-préfet et des représentants des communes de Brive, Malemort, Saint-Pantaléon et Ussac.

Le Foyer des jeunes travailleurs (FJT)



Le déficit prévisionnel 2009 de l'association loi 1901 qui gère le FJT est de 75.000 euros. Déjà, en 2008, les partenaires institutionnels, dont la Ville, avaient versé des subventions exceptionnelles à l'association pour un montant de 100.000 euros. Mais le mal est profond et il faut agir sous peine de voir le FJT disparaître.

C'est pour cette raison que, dès février dernier, la municipalité a proposé au FJT de se délocaliser à Rivet et de racheter le bâtiment actuel. Refus de l'association qui envisage alors trois licenciements économiques. Néanmoins, ces disparitions de postes ne permettraient pas de sauver la structure.

Aujourd'hui, la Ville de Brive fait la proposition suivante au FJT : la reprise de la gestion du foyer par le CCAS (Centre communal d'action sociale) dès septembre. Une mesure qui permettrait notamment de sauver les trois emplois censés disparaître dans les semaines qui viennent, mais aussi de refonder d'ici la fin de l'année un nouveau projet en lien avec les besoins actuels et futurs de la soixantaine de bénéficiaires.

Philippe Nauche a indiqué que "lors de la rénovation de la piscine Monjauze dans le cadre du "plan piscine", le bâtiment du FJT, qui sera alors propriété de la ville, aura vocation à disparaître. Si la solution de la "municipalisation" du FJT est acceptée par le bureau de l'association qui se réunit lundi, nous aurons tout de même pas mal de temps pour réfléchir à une nouvelle implantation du FJT dans la ville".

A noter : la gestion du FJT par le CCAS ne condamne pas l'association actuelle puisque celle-ci verrait sa mission évoluer : elle aurait en charge l'animation du foyer.

EHPAD de Rivet et maison de retraite de l'hôpital



L'Etablissement d'hébergements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Rivet a ouvert ses portes le 22 juin dernier. A ce jour, il accueille 23 résidants. Les entrées s'échelonneront jusqu'à mi-août, date à laquelle les deux premières unités de 30 lits seront complètes. Les recrutements d'agents se poursuivent.

Avec les nombreux désagréments lors de la construction de cet EHPAD, le coût global des travaux a flambé. Conséquence : si les résidants devaient financer eux mêmes la facture, le prix de journée serait de 77 euros par jour ! La municipalité a jugé que ce prix n'était pas raisonnable et a souhaité la mise en place d'une subvention annuelle de l'ordre de 600.000 euros afin de ramener le prix journaliers, pour les usagers, à 55 euros.

Concernant la fermeture inévitable de la maison de retraite du centre hospitalier, établissement d'un autre âge et absolument plus aux normes (le conseil municipal est unanime à ce sujet), la Ville a souhaité aider les résidants et leurs familles. Alors que le prix journalier actuel est de 38 euros dans cette maison de retraite, le déplacement, non choisi par les usagers, vers un autre établissement aurait pu engendrer une augmentation substantielle de la facture. Grâce à une subvention exceptionnelle, la municipalité permettra aux résidants déplacés de payer seulement 44 euros par jour pour leur séjour dans leur prochain établissement (aux normes), avec une augmentation de un euro par an pour arriver, à terme, au prix journalier normalement en vigueur.

Accessibilité de la mairie



L'ancienne majorité avait souhaité rendre accessible la seule salle du conseil municipal grâce à un ascenseur extérieur. L'Architecte des bâtiments de France (ABF) a rejeté le dossier.

L'actuelle majorité a repris à son compte le dossier et y a injecté un état d'esprit différent. Comme l'explique le maire, "notre volonté est de rendre accessible aux personnes à mobilité réduite l'ensemble des services, de l'accueil aux services techniques en passant par le cabinet, la direction générale ou la salle du conseil municipal". Les services techniques municipaux font actuellement une étude pour proposer une accessibilité par l'intérieur et ceci dans les délais les meilleurs possibles.