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Faire de la danse de vraies Rencontres

  • Publié le 06/10/2013 à 15:45
  • Par Marie Christine MALSOUTE


Après-midi audition au conservatoire de Brive, la seconde dans le cadre des Rencontres chorégraphiques de la Corrèze initiées par l'ADIAM et confiées cette année à la compagnie Hervé Koubi. Y a répondu une quarantaine de danseurs venus de tous horizons, géographiques comme artistiques. "Je veux en faire une vraie histoire partagée dans la durée jusqu'aux représentations des 7 et 8 juin au théâtre municipal", assure le chorégraphe.


Il en rêvait depuis un petit moment et voilà que l'ADIAM lui a enfin confié ses rencontres pour 2014. L'idée est de convier un chorégraphe à transmettre une de ses pièces à des danseurs sélectionnés. Ça c'était sans compter sur la trajectoire Koubi qui veut indéniablement transposer au projet départemental l'alchimie qui règne aujourd'hui dans sa compagnie: fédérer des différences pour partager une histoire.

Comme en juin, cette audition mêlent donc les expériences et les maturités: les danseurs viennent de divers horizons, hip-hop, moderne jazz, contemporain et classique, en conservatoire ou pas. "C'est un projet commun qui va déboucher sur plusieurs pièces et je voulais que ça dure dans le temps." Les postulants sont d'ailleurs prévenus qu'ils embarquent pour un cheminement plus exigent: "On est plus dans le même contexte. Il faudra se tenir aux répétitions tout au long des mois. Si vous êtes absent un jour, ça va être vite réglé..." Sauf que les candidats en redemandent, maintenant qu'ils y ont goûté. Ils sont venus justement pour ça et quelquefois de loin, Paris, Limoges, Périgueux ou Aurillac, bien sûr aussi de Brive ou de Tulle.

"Je suis contente d'avoir été retenue, ça va me permettre de progresser", souffle Karima. Cette jeune Briviste a monté un groupe hip-hop avec 4 copines qui répètent par elles-mêmes aux Studios. Un peu plus en retrait, Solène, Camille, Elsa et Thibaut sont plus stressés. Normal, eux ne sont pas encore entrés dans la danse. Les 4 élèves venus du conservatoire d'Aurillac ont hâte de s'immerger dans l'univers du chorégraphe. "Ce qui nous a séduit, c'est de travailler autrement et en plus c'est un projet diversifié qui va nous permettre de rencontrer des danseurs d'autres origines".

On s'assouplit et on s'étire par petits groupes à même les couloirs et les vestiaires. "Nous sommes vraiment des amateurs, nous venons d'une association du Périgord et c'est notre première audition", expliquent une dizaine de jeunes femmes. Elles ont déjà travaillé avec Hervé Koubi et c'est ce qui les a motivé pour cette nouvelle aventure. "C'est une belle opportunité de pouvoir nous confronter à d'autres danseurs."

A 3 mois d'intervalle, les deux auditions auront rassemblé plus d'une centaine de candidats. "Nous allons essayer d'en prendre le maximum, ce qui ne va pas nous faciliter la tâche", assure le chorégraphe. "Nous allons proposer plusieurs courtes pièces et plusieurs danseurs professionnels y sont associés, bénévolement", précise-t-il. La représentation devrait ainsi enchaîner 6 projets: néo-classique avec Dominique Cordemans du Malandain ballet de Biarritz, jazz avec Carl Portal, un ancien danseur de la compagnie briviste, deux pièces contemporaines avec Hervé Koubi reprenant sa transposition sur l'été de Vivaldi et Bref séjour parmi les vivants, et deux pièces hip-hop d'un de ses danseurs Riad Mendjel. Ce qui devrait faire 60 à 80 danseurs qui se succèderont sur scène.

Le chorégraphe a voulu aussi y associer le travail de pratique amateur que sa compagnie distille au fil des ans auprès des écoles et lycées. Monteront également sur les planches des élèves du lycée Lavoisier qui ont entamé un projet de création avec les danseurs hip-hop. Et d'ici là, le projet a le temps de mûrir pour s'enrichir pas à pas.

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