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La foire des rois contrôlée et approuvée

  • Publié le 05/01/2014 à 15:09
  • Par Jennifer BRESSAN


Hier matin, la foire des rois s'est déroulée sous haute sécurité. Organisé pour la première fois dans la halle Brassens rénovée, ce rendez-vous qui compte parmi l'un des plus attendus de ces foires grasses, a reçu la visite des services de l'Etat qui dès 6h30 ont contrôlé un à un les étals.

Blouses blanches de rigueur pour les agents de la DDCSPP, la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, qui ont effectué samedi matin des contrôles à l'occasion de la foire des rois, un rendez-vous attendu mais un peu particulier: "Lors de cette foire", rappelle Pierre Delmas, directeur départemental de la DDCSPP, "outre la vente de palmipèdes gras, les organisateurs proposent aux consommateurs, à titre gratuit, la mise en boîte et la stérilisation des foies gras achetés sur les étals."

"Ces foires regroupent une grande quantité de marchandises", poursuit-il, "des produits chers et sensibles qui pourraient représenter un risque pour le consommateur en cas de déficiences." Aussi, dès 6h30, les contrôles ont-ils commencé, étal par étal. Tout est inspecté à la loupe: la vitrine, les conserves, leurs étiquetages, l'hygiène générale des manipulations, mais d'abord la température des produits qui doit être inférieure à 4 degrés, une marge de deux degrés de plus étant tolérée. Verdict pour cet étal: 4,4 degrés pour le magret, 3,8 pour la cuisse de canard qui passent le contrôle haut la main.

"La rénovation et la mise aux normes de la halle Brassens (nous vous en avions parlé ici et ici) sont un gros avantage notamment pour les températures, les possibilités de branchements", indique Pierre Delmas. "Dans cette nouvelle configuration, elle offre aux foires grasses un cadre quasi idéal."

Direction ensuite le sertissage et la stérilisation, raisons principales à la présence systématique des services de l'Etat: "Ces opérations se déroulent en dehors d'un établissement classique qui pratique cela couramment", justifie le directeur. "Les agents vérifient ainsi le bon déroulement des opérations et le caractère hermétique des boîtes."

Derrière eux, la pyramide formée par les boîtes de foie gras empilées dans le panier qui va bientôt prendre la direction de l'autoclave, grandit à vue d'œil. Et pourtant, sous la halle, pas d'effervescence. Le sentiment de cohue et d'agitation des autres années n'est pas de mise; ce qui facilite la déambulation joyeuse des Pastoureaux du Pays de Brive. Le succès de la manifestation ne se dément pourtant pas cette année. Quelque 2.500 boîtes seront serties entre 8h et 16h grâce au travail d'une quarantaine de bénévoles. "Une hausse de 10% des inscrits", a même indiqué le premier adjoint au maire, Patricia Bordas.

Comment donc expliquer cette quiétude: "Les travaux menés dans la halle ont amélioré son agencement, les allées sont plus larges, il y a plus de lumière, moins de brouhaha", souligne Jean-Claude Deschamps, le responsable des affaires agricoles à la Ville. "L'heure tardive", avancent aussi les agents de la DDCSPP. "A 8h30, la file d'attente s'étendait jusqu'à l'extérieur de la halle." A bientôt 10h, la foule est éparse et, sur les étals installés dans le Carré Brassens, les 3,150 kg de truffes mis à la vente ont pratiquement tous trouvé preneurs.

Dans ce marché aux truffes contrôlé (nous vous en avions parlé ici), la qualité est au rendez-vous", assure Jean-Pierre Vaujour, président de l'association départementale des trufficulteurs. "Les truffes sont inspectées une à une, identifiées selon leur catégorie et variété; celles qui sont immatures sont éliminées", assure-t-il. Hervé Covès, responsable de la station expérimentale sur la truffe de Chartier-Ferrière, s'en réjouit: "Dans cet espace, les truffes mises en vente sont d'excellente qualité, un minimum au prix où elles sont!" Entre 90 et 110 euros les 100 grammes.

Avant que ne soient distribuées les 1.500 parts de la traditionnelle galette de rois, le jury du concours primé aux truffes, présidé par Bernard Reynal, grand maître de la Confrérie du diamant noir et de la gastronomie, a décerné ses prix: le premier a récompensé Bernard Valéry (Le Lardin) pour son beau lot de truffes remarquables et régulières, le deuxième Pierre Jarnolle (Nespouls), pour "ses truffes un peu déformées par les cailloux du Causse mais aux parfums exceptionnels", a indiqué Hervé Covès et le troisième a été décerné à Jean-Marie Pechmalou (Auriac).