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Caroline Dessauve: "Extraire le beau de la banalité"

  • Publié le 10/01/2014 à 10:09
  • Par Jennifer BRESSAN


Du 8 au 26 janvier, Caroline Dessauve expose une quarantaine de photographies abstraites à la chapelle Saint Libéral. Réunis sous l'intitulé "Dénouer le regard", les clichés aspirent à "extraire le beau de la banalité de l'objet du quotidien", explique l'artiste briviste. 

La chapelle Saint-Libéral accueille en ce moment 36 photographies de Caroline Dessauve. Abstraits, ces clichés figent dans une composition originale et selon un cadrage serré des objets du quotidien puisés dans l'environnement urbain (trottoir, goudron...) et le monde végétal.

Originaire de Brive, Caroline Dessauve, employée de mairie, a suivi durant presque 10 ans des cours de dessin et de peinture au sein d'une association. Dans son travail, déjà abstrait, ses photographies servent alors de base à son travail. Mais au fil des ans, elles en deviennent le cœur.

Sans prendre de cours, en fonctionnant beaucoup au feeling, Caroline Dessauve prend ses premières photographies avec un appareil basique, puis l'échange contre un reflex qui lui offre une meilleure qualité. "Celle-ci a été faite chez moi. C'est une plante verte que j'ai dans mon salon", explique-t-elle. "En passant un matin, je l'ai trouvée magnifique grâce à une sublime lumière qui filtrait au travers."

Ni une ni deux, Caroline Dessauve va chercher son reflex et après s'"être tordue dans toutes les positions", fige enfin une partie de la plante. "Ce que j'aime, c'est que grâce à ce travail de composition et de cadrage auxquels les cours d'arts plastiques m'ont ouverte, je détourne l'élément de base. On ne sait plus bien si c'est une feuille ou quelque chose d'abstrait", indique-t-elle. "A travers cela, je voudrais montrer que tout est source de créativité."

Pour la Briviste qui a bénéficié d'une mise à disposition par la Ville de la chapelle Saint Libéral, c'est un rêve que d'exposer dans sa ville natale. Sans compter que "jamais je n'aurais pensé avoir la chance de pouvoir accéder à la chapelle. Je suis partagée entre la joie, la fierté et l'appréhension de ne pas être à la hauteur", confie-t-elle.

Guidée par la recherche de l'esthétique et de l'harmonie,  l'artiste, qui se refuse à toute retouche, récolte avec délicatesse la vivacité des roses ou des oranges, la transparence des violets, la pureté des gouttelettes, la finesse d'un pétale qui composent une palette d'émotions, palette que la photographe espère offrir comme un voyage entre la banalité de la réalité et la beauté de l'art.

Du 8 au 26 janvier à la chapelle Saint Libéral, rue de Corrèze, du mardi au vendredi de 12h à 18h, le samedi de 10h à 13h et de 14h à 18 et le dimanche de 15h à 18h. Entrée libre. Plus d'infos auprès de l'artiste: exposition.nocheobscura@gmail.com