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70e anniversaire de la libération des camps de concentration

  • Publié le 27/04/2015 à 07:15
  • Par Patrick MENEYROL
intro roger gouffault

Une cérémonie avait lieu hier à la stèle du 15 août 1944 pour la journée nationale du souvenir de la déportation. Les participants avaient auparavant défilés depuis l'Hôtel de Ville derrière l'harmonie Sainte-Cécile et les traditionnels porte-drapeaux. Point d'orgue de cette cérémonie: la remise des insignes de commandeur de l'Ordre national du mérite à Roger Gouffault, ancien résistant et déporté.

porte drapeauxC'est le général Leroy, général de division, qui a remis à Roger Gouffault sa décoration de commandeur devant tout un parterre de personnalités, d'anciens combattants, d'anciens déportés et de représentants de différentes associations. Hommage à un homme qui, très jeune, s'engage dans la résistance à l'occupant nazi et qui connait le terrible destin des déportés. Un homme ordinaire pris dans la tourmente d'une période qui n'était pas ordinaire.

portrait roger gouffaultRoger Gouffault est né en 1924 à Paris. Jeune ouvrier chez Citroën, il rentre très tôt après la capitulation française dans un mouvement de résistance. Il a 16 ans. Il débute en tant qu’agent de liaison, puis il fabrique des bombes, enfin il devient responsable d’un groupe de résistants.

Arrêté le 13 décembre 1942 par la police française à l’âge de 18 ans, il est jugé, condamné à mort, et incarcéré à la prison de Fresnes. depot de gerbesIl est ensuite déporté dans les camps et notamment celui de Mauthausen où il arrive en août 1943. Il y survie, sous le numéro 34 534, jusqu'à la libération du camp en mai 1945.

Aujourd'hui âgé de 92 ans, Roger Gouffault est un témoin de cette période noire. Auteur de plusieurs ouvrages dont "Déporté à Mauthausen" et "Quand l’homme sera-t-il humain ?", ce grand ancien témoigne toujours sur la réalité de la résistance, sur la dure condition du déporté tout discours cmjen tirant de par son vécu de grandes leçons d’humanité forgées, malgré tout, dans l’enfer concentrationnaire grâce à la solidarité.

Un sentiment repris dans le message commun des associations de déportés lu à la tribune par un membre du conseil régional des jeunes et une élue du conseil municipal des jeunes. Parce que le souvenir doit rester vivant de génération en génération.