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Inquiétudes pour A Domicile Corrèze

  • Publié le 24/02/2009 à 13:39
  • Par Michel DUBREUIL
L'Association A Domicile manifestantUne trentaine de salariées de l'association A Domicile Corrèze a manifesté aujourd'hui, mardi 24 février, leur inquiétude en interpellant élus, représentants de l'Etat et partenaires, sur une situation qu'ils jugent alarmante. Les salaires du mois de janvier n'ont pas pu être versés.

Parti du siège de l'association A Domicile Corrèze, situé avenue Edouard Herriot à Brive, le cortège des manifestantes s'est ensuite rendu à la sous-préfecture de Brive, à la Caisse d'Allocations familiales, et devant l'Hôtel-de-Ville. Là, les salariées ont été reçues par le députe-maire Philippe Nauche et la première adjointe Patricia Bordas.

 

[caption id="attachment_1843" align="alignleft" width="300" caption="Les manifestants reçus par le maire Philippe Nauche et son premier adjoint Patricia Bordas"]Les manifestants reçus par le maire Philippe Nauche et son premier adjoint Patricia Bordas[/caption]

Dans un premier temps, Philippe Nauche a pu  leur annoncer que la commission permanente du Conseil général venait de verser à A Domicile Corrèze, la somme de 140.000 euros, qui correspond à la moitié de la subvention allouée par le Département. Le député-maire a également fait savoir aux manifestantes que la mairie de Brive restait ouverte à toutes discussions.

 

A Domicile Corrèze, qui a fêté ses 65 ans, est une association d'aides à domicile qui travaille en direction des personnes âgées, des enfants, et des familles en souffrance. Ce sont ainsi plus de 400 personnes qui sont suivies sur le département par 120 salariés, tous contrats confondus.

Depuis trois ans, l'association souffre d'un problème financier structurel: les subventions versées par le Conseil général, la CAF et la MSA sont basées sur des coûts horaires qui n'ont pas été réévalués. Le déficit s'est donc aggravé jusqu'en 2008. A cela vient s'ajouter une concurrence de plus en plus présente du secteur privé. Les salariées, qui ont assuré un service minimum afin de ne pas pénaliser les familles, ont également rejoint dans l'aprés-midi, l'hôtel du département et la préfecture à Tulle.