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Deux Augustes dans un tonneau

  • Publié le 09/12/2009 à 09:46
  • Par Marie Christine MALSOUTE
AugustesJusqu'à samedi se joue Augustes dans le Petit théâtre baraque posé dans les jardins de la Guierle. On vous a dit qu'on irait. Et bien... allez-y aussi. Comme pour Secret, pas facile d'écrire sur un tel spectacle, fait de petits riens, de lueurs suggérées, d'émotions furtives. Une scène au fond d'un tonneau pour un spectacle étrange dont on émerge comme d'un rêve.

N'hésitez pas à vous présenter sur place pour la représentation, il reste toujours quelques places de dernière minute. Infos sur le site lestreizearches.



D'extérieur, ce Petit théâtre vous rappelle une baraque de foire. Devant, quelques braseros et du vin chaud. En sirotant, on lorgne vers le "tonneau", un chapiteau encore moins grand qu'un manège de notre enfance. On monte l'escalier, on soulève la bâche. Là haut, on s'accoude à une trentaine, pas plus, autour d'une rambarde circulaire et on regarde au fond de ce puits qui promet des merveilles.

Augustes. NiglooUn trou noir percé de deux loupiotes qui vous regardent et d'une double échelle qui fait le pont entre deux mondes. Surgit le premier Auguste, cheveux hirsutes comme il se doit, vociférant et maladroit. Des phrases sans queue ni tête, rythmées de "Voulez-vous m'épouser?" Tirade grandiloquente et gesticulation désespérée, à notre image, pauvres humains se débattant avec la vie.

Un début en fanfare pour mieux contraster avec l'entrée de l'autre Auguste, plus calme, plus frêle, plus murmurant. Bribes de textes interrompus, fragments de musique, silences... Les deux font la paire. Branlo, c'est lui. Et donc Nigloo, c'est elle. Deux poètes du grimage, de l'éclairage et du regard. D'abord, on essaie de comprendre. Et puis on s'y laisse prendre, aspiré à travers cet univers étrange et halluciné. Pas d'histoire, seulement des personnages, des images. De l'émotion.

C'est du théâtre, intimiste, pour l'amour de l'art. Un spectacle de chimères dont on finit par émerger abruptement comme d'un rêve étrange, poursuivi par une trace indicible. Allez-y, on vous dit.

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BranloAugustes

théâtre visuel et onirique au fond d’un tonneau

dans le cadre de l’occupation poétique des jardins de la Guierle

Encore mercredi 9, vendredi 11 décembre à 20h30

Jeudi 10 et samedi 12 décembre à 18h30 et 20h30

Tout public à partir de 12 ans.

Tarifs: 18 et 8 euros.

Jauge limitée, réservation obligatoire.

Infos et réservations: les Treize arches au 05.55.24.11.13 ou sur le site lestreizearches