Actualités

La FCPE va tenir congrès à Brive

  • Publié le 01/04/2010 à 06:32
  • Par Olivier SOULIÉ

Présentation du congrès national avec, de gauche à droite, l'élue briviste Nicole Chaumont, le président national de la FCPE Jean-Jacques Hazan, Catherine Gabriel, élue de la municipalité, Jacques Bertrand et Alain Nocus, respectivement président et secrétaire général du CDPE Corrèze



C'est un événement: Brive va accueillir, du 22 au 24 mai, le 64e congrès national de la FCPE (Fédération de conseils de parents d'élèves). Ce sera à l'espace des Trois provinces. Un défi pour le CDPE (Comité départemental de parents d'élèves) de la Corrèze, l'un des plus petits de France. Et une aubaine pour la ville, qui espère accueillir de plus en plus de congrès.

Jacques Bertrand et Alain Nocus du CDPE de la Corrèze"Avec nos 550 adhérents, notre CDPE est un petit poucet, mais la conviction de nos militants est forte et, ce qu'on n'a pas en quantité, on l'a en qualité." Jacques Bertrand, président du CDPË de la Corrèze, se souvient d'un repas il y a deux ans à Epinal avec les responsables des CDPE de Haute-Vienne et de Creuse. Il a alors lancé l'idée d'accueillir, avec le soutien du comité régional, le congrès national de la FCPE en Corrèze. "Un peu pour rire tant le défi semblait énorme". "Banco" ont répondu les autres convives. Validation par le bureau national. Et on y est, ou presque. Du 22 au 24 mai, environ 450 congrésistes viendront de toute la France à Brive pour travailler autour du thème du "projet éducatif". Et aussi pour entendre le président national Jean-Jacques Hazan, présent il y a quelques jours à Brive pour présenter l'événement et tenir un discours sans langue de bois.

Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE"Le gouvernement a changé le rythme scolaire en passant à la semaine de quatre jours pour justifier des suppressions de postes d'enseignants. La FCPE souhaite l'abrogation de cette réforme. Les chercheurs préconisent de faire machine arrière en revenant à quatre jours et demi, allant ainsi dans notre sens. Le fait que le gouvernement ne pourra logiquement que suivre cette préconisation est une victoire pour la FCPE." Au delà du discours politique, Jean-Jacques Hazan défend l'élève face à une école "où on veut rétablir l'autorité à outrance alors que l'important est d'intéresser l'élève à ce qu'on lui apprend à l'école".

Réclamant que l'élève soit "protégé avec un texte comme peut l'être le salarié avec le Code du travail", le président national reconnaît que la FCPE "a des revendications d'un "syndicat des écoliers" et refuse que l'élève soit avant tout considéré comme un délinquant potentiel". Parmi les luttes de la FCPE, forte de 300.000 familles adhérentes, soit un million de personnes environ, outre la suppression des postes dans l'enseignement, le "droit au remplacement des enseignants absents": "L'an dernier, on a supprimé 3.000 postes de remplacants. L'an dernier, deux millions d'heures d'absence ont été recensées. Ce qui représente le volume d'heures annuelles de... 3.000 enseignants!", fustige Jean-Jacques Hazan.

Discours offensifs, envie de mieux pour les élèves, discussion autour du thème du "projet éducatif", le menu sera copieux pour les 450 congressistes attendus. Pour se requinquer entre les demi-journées, faudra bien se restaurer. Et, à Brive, niveau gastronomie, on est au top! Catherine GabrielAinsi, le samedi midi, la Ville, qui subventionne le congrès à hauteur de 3.000 euros, y effectuera des prestations techniques et mettra à disposition les Trois provinces, offrira aux participants un repas bio. "Ce congrès national est l'occasion de mettre en valeur notre territoire, notre savoir-faire et nos produits gastronomiques locaux", explique l'élue municipale chargée de la vie associative Catherine Gabriel. Vantant la qualité, reconnue, de la Cuisine centrale qui prépare, entre autres, les repas des écoles, et la démarche de la Ville pour "privilégier la production locale et les filières courtes", Catherine Gabriel n'hésite pas à parler d'un "combat militant pour le bio et le local". Une démarche de "gestion publique des restaurants scolaires avec des produits de qualité" jugée "exemplaire" par Jean-Jacques Hazan qui, on l'aura compris, défend le respect de l'élève par l'institution scolaire. Et ça passe aussi par la qualité de ce qu'on trouve dans les assiettes!