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1er mai : un rassemblement presque unitaire

  • Publié le 29/04/2010 à 13:05
  • Par Jean René LAVERGNE
Le  1er mai sera marqué une fois encore par les traditionnels rassemblements populaires. Dans le département trois manifestations sont prévues à 10h30 à Tulle, Ussel et Brive place de la Guierle. Seule Force ouvrière ne sera pas dans la rue préférant des réunions aux manifestations. Les autres grandes centrales appellent à des défilés unitaires.

"Si on ne descend pas samedi dans la rue, on ira jamais", prône un responsable syndicale de l'union locale CGT de Brive. Le ton est plus que jamais offensif dans une période tourmentée par les plans sociaux, le pouvoir d'achat qui s'effrite, la défense des retraites. Alors samedi, des drapeaux vont claquer au vent de la révolte. Derrière une même banderole, marcheront les leaders syndicaux de la CFDT, CFTC, CGT, FSU, SUD, UNSA.

"Les organisations syndicales de l'Interpro 19 décident de poursuivre leur démarche unitaire et leur mobilisation sur des revendications telles l'emploi, l'amélioration des salaires et du pouvoir d'achat, des garanties pour l'avenir des retraites. Il s'agit d'interpeller les pouvoirs publics et le patronat", explique Jean-Louis Puydebois, secrétaire départemental de la FSU.

La manifestation à Brive comme partout ailleurs sera colorée. Elle sera le miroir à double face à un profond mécontentement qui touche le secteur public et privé. Sur le pays de Brive, les plans sociaux de plus ou moins grande envergure se succèdent. Le prochain en date chez Jacob Delafon, programmé comme une chronique d'une mort annoncée au cœur de l'été, en plein mois de juillet: 160 salariés seront licenciés sans autre forme de procès. Samedi d'un même pas les employés du secteur privé et public vont battre le pavé à Brive et ailleurs. Une manif pour entretenir l'esprit du 1er mai, mais cette année les syndicats veulent aussi faire de cette journée emblématique une démonstration de force, comme un coup de semonce en direction des pouvoirs publics et du patronat. "Dans notre département, comme partout, les salariés sont les premières victimes de la crise, ce sont eux les premiers exposés, les plus fragilisés. Nous espérons une forte mobilisation", tient à préciser René Peyrical, le patron de la CGT en Corrèze.

Samedi, de Tulle à Ussel en passant par Brive, on devrait sortir l'artillerie lourde pour exprimer sans détour un mécontentement qui ne cesse de croître, sur fond d'injustices. Cornes de brume, slogans, banderoles et brin de muguet vont ponctuer cette fête du travail qui a tendance à retrouver des couleurs depuis quelques années. Des rassemblements unitaires ou presque, Force ouvrière fera comme l'an passé bande à part. "Pourquoi défiler derrière une même banderole alors que les autres syndicats ne veulent pas entendre parler d'une journée de grève générale", remarque Marie-Christine Caquot, secrétaire départementale de Force ouvrière.