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23 septembre: l’intersyndicale appelle une forte mobilisation

  • Publié le 21/09/2010 à 09:38
  • Par Marie Christine MALSOUTE
L'intersyndicale appelle à une forte mobilisation unitaire contre la réforme des retraites. Manifestation du 7 septembre 2010. Photo archives Diarmid Courrèges

Forte du succès du 7 septembre dernier avec cette mobilisation sans précédent contre la réforme des retraites, l'intersyndicale remet le couvert ce jeudi 23 septembre. Hier en conférence de presse, elle a appelé à une grande journée unitaire de grève et de manifestations. A Brive, le rassemblement est prévu à 10h, place Thiers. "Il faut faire mieux que le 7 septembre. Rien n'est joué et le 23 va marquer un tournant."

Comme il y a quinze jours, FO, farouche partisane d'un retrait pur et dur de la réforme, n'est pas signataire du communiqué mais participera bien au défilé sous sa propre bannière.



Le sujet qui fâche a d'ailleurs été abordé d'emblée hier pour mieux l'évacuer. Même si l'absence de FO à la table de la conférence de presse ternit quelque peu l'élan, les cosignataires de l'appel, CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA, veulent "maintenir le plus longtemps possible l'unité". "Le but est de mobiliser et c'est ce que l'on attend de nous", recadre Eric Sautet de la CFTC. "La base nous demande de durcir", confirme René Peyrical de l'union départementale CGT. "On entend déjà parler de préavis de grève reconductible."

La conférence de presse de l'intersyndicale. De gauche à droite: Didier Mouroux, CFDT, René Peyrical, CGT, Christine Labarre, CFTC, Eric Suatet CFTC, Jean-Pierre Durth, FSU et Jacky Le Sausse, Solidaires



Portées par "la mobilisation extraordinaire du 7 malgré la pluie", les troupes savent qu'elles sont contraintes à faire autant sinon mieux. "Chaque marche doit être supérieure à la précédente car le résultat sera bien évidemment analysé", prévoit Jean-Pierre Durth de FSU Corrèze. Certes les députés ont déjà voté, mais pour l'intersyndicale "rien n'est joué".

Et de revenir sur les chiffres de la précédente manifestation: "Quand la tête du défilé arrivait à la gare, la queue était a 200m de passer sous la Guierle... Nous étions bien 18.000 à Brive alors que le chiffre officiel divise notre constat par quatre! Comme ailleurs en France. On est dans la désinformation et le mensonge", fait mine de s'étonner Jean-Pierre Durth.

"Le gouvernement prend le risque de l'énervement de la population", préviennent les syndicalistes. "Il ignore totalement le mouvement salarial. Si 70% de la population pensent que cette réforme n'est pas bonne et se retrouvent dans la rue, où est la légitimité de Sarkosy?", questionnent-ils. Et d'insister: "Il a une légitimité démocratique puisqu'il a été élu, mais pas dans l'opinion publique et il continue malgré tout."

"Chaque nouvelle réforme est toujours au détriment des mêmes, alors il faut se mobiliser fortement." Prolongement de l'âge de départ à la retraite, prise en compte de la pénibilité du travail, niveau des prestations... les sujets de mécontentement ne manquent pas. "Il y a une prise en compte par rapport aux retraites mais aussi par rapport à la politique générale et je suis surpris du nombre d'appels que nous avons déjà reçus pour savoir où aura lieu la manifestation", affirme René Peyrical.

Trois rassemblements sont prévus en Corrèze:

  • à Brive à 10h, place Thiers,

  • à Tulle à 15h à la gare,

  • à Ussel à 15h, place de la République.