Actualités

Cabanis se mobilise contre la réforme de l’Education nationale

  • Publié le 18/03/2011 à 16:34
  • Par Olivier SOULIÉ

Une opération "établissement mort" est organisée aujourd'hui par les parents d'élèves et les enseignants aux lycées général et professionnel Cabanis.


Une opération "lycées morts" était organisée aujourd'hui par les parents d'élèves et les enseignants aux lycées général et professionnel Cabanis.


Une opération "établissement mort" est organisée aujourd'hui par les parents d'élèves et les enseignants aux lycées général et professionnel Cabanis."Le nombre d'élèves dans les lycées Cabanis sera le même à la rentrée prochaine, et pourtant, la dotation globale horaire (DGH) allouée par le Rectorat et le ministère de l'Education nationale chute de 144 heures."


Philippe Emerit, représentant du syndicat FSU à Cabanis, déplore les conséquences de cette baisse de la DGH: "Il est envisagé la disparition de 6 postes d'enseignants à Cabanis et d'un poste et demi d'assistant d'éducation. Niveau académique, dans les collèges et lycées, on annonce la suppression de 95 postes!"


"On compte sur la mobilisation de demain, journée de contestation nationale, pour faire changer les choses", explique Jeanine Vaux, secrétaire académique SNES-FSU et enseignante à Cabanis. "Demain, il y a aura un rassemblement à Tulle à 10h30 à la cité administrative, et une délégation corrézienne ira à Paris dans la manifestation nationale."


Une opération "établissement mort" est organisée aujourd'hui par les parents d'élèves et les enseignants aux lycées général et professionnel Cabanis. On voit ici Jeanine VauxL'enseignante tient à souligner l'importance de l'implication des parents d'élèves: "Jamais je n'avais connu une journée "établissement mort" aussi réussie! C'est à la mobilisation des parents d'élèves qu'on le doit".


Des parents dont les représentants étaient eux aussi devant l'établissement déserté par les élèves. "Nos enfants ne bénéficieront pas d'un enseignement efficace en étant 35 par classe, puisque les seuils ont été élevés à ce niveau là. Et surtout, ce qu'on déplore, c'est la limitation de la capacité d'accueil en classe de première. Un élève qui est en seconde à Cabanis sera peut-être obligé d'aller faire sa première ailleurs, c'est vraiment aberrant", dit la représentante de l'Association autonome des parents d'élèves.


Les deux autres associations de parents d'élèves, les PEEP et la FCPE, sont mobilisées elles aussi. "Il ne faut pas se voiler la face: c'est une volonté délibérée d'abattage du service public et le bénéfice ira aux établissements privés", prévient Maria Dusso (FCPE) avant de développer: "Lorsque les parents d'élèves de seconde vont apprendre que leur enfant ne peut pas aller en première dans le même établissement, plutôt que de l'envoyer ailleurs dans le public en internat, ils préfèreront se tourner vers un établissement privé plus proche, car, dans le privé, le seuil des 35 places n'existe pas."


Philippe Emerit et des parents d'élèvesAutre conséquence de la baisse annoncée de la DGH: "la perte de la qualité de l'enseignement avec moins de travaux en petits groupes et moins d'aide aux élèves. Et il y aura des difficultés à remplacer les professeurs absents", explique Philippe Emerit.


Au lycée professionnel, où un poste d'enseignant devrait disparaître, la réforme engagée par le ministère "ne réduit pas l'échec scolaire car la possibilité de faire un cycle de 4 ans, BEP puis Bac pro, est abandonnée, et les élèves n'ayant pas un niveau scolaire suffisant seront malgré tout contraints de s'inscrire sur un cursus en 3 ans."


Actuellement, les représentants des syndicats et associations de parents mènent une réflexion pour fédérer les contestations. Dans les prochains jours pourrait être organisé un rassemblement devant le Rectorat. "N'oublions pas que les personnels administratifs des CIO sont dans la lutte eux aussi", a tenu à ajouter Jeanine Vaux.


Quel espoir pour les contestataires? "Que la pression des parents et des enseignants oblige le recteur à mieux défendre notre académie et, au delà, que le ministère constate l'ampleur de la colère de la population face à la réforme et change de politique."