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Unis contre le Sida

  • Publié le 29/11/2011 à 14:30
  • Par Patrick MENEYROL
Clément Marienval et Yann FiorAIDES, Via Santé, le CABCL et la Ville de Brive, c'est la 2e fois que les 4 se retrouvent dans cette lutte contre le Sida. Comme l'an dernier, cette mobilisation est centrée sur une exposition de photos et la distribution de cartes postales des joueurs du club de rugby. Une notoriété mise à profit de messages forts destinés à faire prendre conscience que les séropositifs ne sont pas des personnes à rejeter.La campagne AIDES date de 2006. Depuis la mobilisation n'a pas fléchi et elle passe aujourd'hui par le relais de personnalités locales ayant une image très positive au sein des populations. Qui de mieux que les joueurs du CABCL pouvaient jouer ce rôle sur Brive !

C'est donc de bonnes grâces que 10 joueurs se sont prêtés au jeu cette année. 10 qui sont venus s'ajouter aux 11 de l'an dernier, autant dire une grande majorité de l'équipe première. 2 d'entre eux étaient d'ailleurs présents cet après midi dans les locaux de Via Santé, place de la Halle. "Si on peut aider les gens à prendre conscience de la maladie et de l'importance du dépistage, il faut le faire", ont affirmé Yann Fior et Clément Marienval en soulignant tous les 2 "cette belle initiative". Initiative soutenue bien évidemment par la Ville qui comme l'a précisé Michel Da Cunha, adjoint au maire, va jouer son rôle traditionnel de "caisse de résonance en mobilisant ses moyens d'information". 3 axes intéressent la ville, le dépistage, le social lié au respect et à l'aide aux malades et la prévention en direction des jeunes (préservatif).

La lutte contre le Sida vit en ce moment une période historique. "Dans les années 80, on était dans l'accompagnement vers la mort" explique Sandrine David, coordonnatrice territoriale AIDES pour le Limousin. "Dans les années 90, on était dans le vivre avec le virus, et aujourd'hui, le risque de mort est presque totalement écarté, tout comme la contamination chez des personnes soignées, on en est donc à la recherche des gens malades mais non dépistés".

Chaque année en France, entre 6.000 et 7.000 personnes sont diagnostiquées séropositives. En Limousin, il y a actuellement 676 cas déclarés, dont 42 en Corrèze l'an dernier, auxquels il convient d'ajouter environ 25% de personnes malades mais qui ne le savent pas. Un chiffre qui reste beaucoup trop important, et relativement fiable puisqu'il peut arriver, pour des raisons de discrétion, qu'un ou une malade vivant dans une ville aille se faire soigner dans une autre.

Le dépistage est donc la voie à suivre. Anonyme et gratuit, il peut se faire aujourd'hui très facilement et rapidement puisqu'il suffit d'une goutte de sang et de 30 minutes. Des études mondiales ont démontré que si ce dépistage était véritablement généralisé, la maladie pourrait être éradiquée d'ici une trentaine d'années.

L'exposition de portraits (60x80) des joueurs du CABCL se fera dès jeudi dans les locaux de Via Santé place de la Halle pour une quinzaine. Elle sera ensuite itinérante dans différents lieux de la ville.