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Incompréhension à Cabanis

  • Publié le 17/01/2012 à 14:31
  • Par Patrick MENEYROL
Grêve à Cabanis

Lycéens et de professeurs se sont rassemblés devant l'entrée du lycée Cabanis. Ils entendaient manifester leur inquiétude et leur désapprobation suite à la décision du rectorat de supprimer une filière de formation BTS.Grêve à CabanisIls étaient près de 200 devant les grilles de l'établissement en début d'après-midi. Lycéens et professeurs, solidaires, pour dénoncer la volonté du rectorat de supprimer le BTS CPI (Conception de produits industriels). Cette décision est semble-t-il motivée par une baisse du nombre d'élèves cette année, 8 seulement, au lieu des 15 habituels.

Argument irrecevable, logique comptable, dénoncent les enseignants puisque cette baisse est tout à fait exceptionnelle selon eux. Grêve à CabanisLe numerus clausus étant systématiquement atteint les années précédentes. "On ne peut prendre une décision si lourde de conséquences en ne tenant compte que d'une année", argumente Laurent Brissay, professeur de construction mécanique. D'autant que selon lui, cette filière de formation, enseignée depuis la fin des années 60 à Cabanis, est la dernière de l'académie. "Si elle ferme, les élèves seront obligés d'aller à Cahors, Clermont-Ferrand ou Bordeaux, et pour eux, comme pour leurs parents, cela induit des changements importants et onéreux". Et que dire des 8 professeurs concernés? Ils n'ont aucune visibilité sur leur avenir. Pourront-ils être affectés à de nouveaux postes localement ou devront-ils eux aussi envisager une mutation dans une autre académie avec un déménagement à la clef ?

Grêve à CabanisUne nouvelle réunion est prévue ce vendredi au rectorat. Apportera-t-elle une solution satisfaisante pour tout le monde? C'est le souhait des lycéens et celui des enseignants, et cela serait beaucoup plus logique. Déjà parce que la filière menacée est porteuse d'emplois pour ces jeunes. Tous trouvent en effet un travail à l'issue de leur formation, les entreprises viennent jusqu'à les démarcher dans les classes tant la pénurie est grande dans ce secteur. Par ailleurs, que penser d'une telle décision à l'heure où l'on parle de ré-industrialiser la France et de revaloriser l'outil industriel? La Chambre de commerce et d'industrie, tout comme plusieurs chefs d'entreprises du bassin de Brive ne s'y sont pas trompés en soutenant la démarche des professeurs.