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Les Temporelles ou quand le temps devient un enjeu social

  • Publié le 18/10/2012 à 12:37
  • Par Patrick MENEYROL


Le colloque s'est ouvert ce matin à la Chambre de commerce et d'industrie. Les temporelles, co-organisées par l'association Tempo territorial et la mairie de Brive, sont durant 2 jours le théâtre de débats et de réflexions sur l'aménagement du temps entre citoyens et acteurs publics, avec un accent mis sur  les temps des territoires entre l'urbain et le rural.

C'est en 2008, à l'arrivée de la nouvelle majorité, que la Ville a adhéré au réseau Tempo territorial dans une volonté de mieux gérer la politique des temps. Des politiques innovantes destinées à mieux mettre en adéquation les temps de chacun, qu'il s'agisse de temps professionnels, familiaux ou citoyens. Ceux-ci, au cours de ces 20 dernières années, ont été totalement désynchronisés et cela a, bien entendu, des conséquences sur notre façon de vivre ensemble. La mobilité, la planification, les services publics, la cohésion sociale sont des domaines directement impactés par ce phénomène. Il est donc primordial pour le collectivités locales de prendre en compte ces temps dans leur politique locale pour faciliter mieux vivre ensemble. Un besoin qui touche aussi le monde rural où les communes, souvent entre elles, doivent adapter leurs offres de services à la population et ainsi concilier attractivité, performance et qualité de vie.

Concilier des temps individuels et des temps collectifs n'est pas chose facile car cela influe sur l'aménagement du territoire. Répondre aux attentes des individus se traduit en effet par des choix collectifs quant à la localisation des zones d'emploi, d'habitat, d'équipements de loisirs, des services publics, de transport. Autant de territoires qui ont également des rythmes de vie différents selon les moments de la journée, les jours de la semaine ou les périodes de l'année. Le but est donc d'harmoniser au mieux tout cela pour répondre aux attentes de chaque personne. Compliqué et long à mettre en œuvre.

En inaugurant ce colloque, Philippe Nauche a précisé qu'à Brive, la municipalité a commencé, par petites touches. Et le député-maire de donner des exemples: les concerts sur le pouce qui, entre midi et 14h, offrent un rendez-vous de détente et culturel aux personnes qui restent en centre-ville sur l'heure du déjeuner. C'est aussi l'ouverture non stop de la mairie le jeudi qui permet à tous de pouvoir faire des démarches ou se renseigner sans avoir à empiéter sur son temps de travail. C'est également le guichet unique d'information et d'inscription aux activités de loisirs ou la rubrique "Que faire entre midi et deux" du site internet de la Ville. C'est enfin l'inscription de la politique des temps dans le PLU (Plan local d'urbanisme). La volonté est de simplifier la vie des citoyens tout en ne dégradant pas celle des agents territoriaux.

Un travail que la Ville poursuit sur 3 axes forts:

  • une réflexion sur le temps du dimanche menées notamment avec les conseillers de quartier,

  • l'utilisation du temps libre avec le dépouillement en ce moment des 1.500 questionnaires envoyés à des Brivistes et qui serviront d'indicateurs pour les années à venir,

  • la charte de la vie nocturne, baptisée Noctambrive, qui doit prendre en compte les aspirations des jeunes et celles des personnes qui préfèrent apprécier dans le calme leur temps de repos.