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L'Alauzeta allègre et allegro

  • Publié le 02/06/2013 à 10:03
  • Par Marie Christine MALSOUTE


L’Alauzeta, l’alouette dans la langue d’oc, s'est transformée en hirondelle pour annoncer hier soir au théâtre municipal le retour des beaux jours. Sous la baguette de Thierry Stallano, l'orchestre symphonique des jeunes du Pays de Brive a survolé non sans une pointe d'humour quatre siècles de musique, du baroque au romantisme, des opérettes aux films en passant par les comédies musicales. Le public tout conquis a débordé d'applaudissements.



C'était le concert qui concluait le travail de toute une année. Les jeunes musiciens et leur chef se sont retrouvés un week-end par mois pour des répétitions intenses qui livraient enfin leur fruit hier soir. Pour l'occasion, ils étaient renforcés par des musiciens de l'ensemble EOL du Lauragais avec lequel l'Alauzeta entretient des liens étroits. Sur scène, une soixantaine de musiciens. Dans la salle, plus de 400 spectateurs, des familles et amis des musiciens bien sûr, mais aussi des fidèles séduits par l'enthousiasme de cet orchestre en perpétuel renouvellement. L'occasion d'entendre un répertoire très large et un concert placé sous le double de la musique classique et contemporaine. Et même avec des classiques, ont peut faire du medlay, pour preuve un flamboyant pot-pourri d'Haendel en ouverture. Que des greatest hits connus du public très prompt à applaudir. L'orchestre a ensuite passé en revue Verdi et Strauss. Passer en quelques minutes du suave de l'Intermezzo de Mascagni ou du Concerto pour clarinette de Mozart au flambant des opérettes La veuve joyeuse ou  L'Auberge du cheval blanc rélève du grand écart

Après un entracte bien mérité, le registre s'est fait plus actuel dans la même bonne humeur ambiante. Même son chef s'est mis a joué les James Bond pour parcourir quelques unes des plus belles musiques de film du célèbre agent 007. Après le non moins célèbre, Moonlight serenade de Glenn Miller, l'orchestre a plongé dans l'intensité du Titanic, pour ensuite chevaucher les westerns de Morricone, d'autres classiques aussi finalement, et finir en beauté avec la comédie Les Misérables. Un concert qui aura séduit le public tant par l'interprétation des œuvres choisies que par l'entrain de ces jeunes musiciens qui vivent au sein de cet orchestre une expérience unique.