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La mixité au centre du projet "Tous futsal"

  • Publié le 04/07/2013 à 07:26
  • Par Jennifer BRESSAN


Le projet "Tous futsal", démarré aux vacances de février avec une quarantaine de filles et de garçons de 12 et 13 ans des trois centres socioculturels de la Ville, s'est concrétisé hier au gymnase Deshors. Toute l'après-midi, répartis dans 8 équipes et mêlés avec des licenciés de clubs Brivistes de l'ESA et ASPO, les jeunes ont parlé, joué et vibré foot, le ballon rond aux pieds, des valeurs de respect et de mixité en tête.

Le foot, une histoire de mecs? Pas pour eux en tout cas. Les garçons des centres de loisirs de Rivet, Raoul Dautry aux Chapélies et Jacques Cartier à Tujac ont vu d'un bon œil l'arrivée sur le terrain des filles, nombreuses à avoir été séduites par le projet "Tous futsal", à l'image de Ralia, 12 ans. "Je n'avais jamais pratiqué le foot en salle mais je savais que ça existait. J'étais en défense aujourd'hui et je suis assez contente: j'ai su arrêter les ballons", raconte-t-elle, enthousiaste. "J'en ferai l'an prochain", assure-t-elle même. Ça tombe bien, dans la discipline, les équipes sont mixtes!

Mission réussie pour le District de football de la Corrèze qui a initié ce projet en partenariat avec la Ville et ses centres, l'Agglo et l'Etat. "L'enjeu n'était pas le recrutement pour la saison prochaine mais plutôt la possibilité offerte à ces jeunes de s'initier à l'activité dans le cadre d'une pratique encadrée", explique Gérard Lenoir, président du District de football de la Corrèze.

"Sur le terrain, il y a eu du respect, du fair play", indiquent les référents ados des centres. "Les garçons ont bien intégré les filles. C'était facilité par le fait qu'il n'y avait ni contacts, ni tacles." Et ce ne sont d'ailleurs pas les seules différences avec le foot classique. "Le match se joue en salle, à 5 contre 5, sur une surface réduite et durant deux périodes de 15 minutes (12 minutes hier pour permettre aux 8 équipes de s'affronter), avec un ballon plus petit et qui rebondit moins de manière à mieux respecter les installations mises à la disposition des joueurs", souligne Franck Besse, agent de développement au District.

Derrière le jeu, l'enjeu était l'échange autour des valeurs du sport. "Pour ce faire, les jeunes des centres ont pu, tout au long de leur préparation, durant les vacances de février et d'avril, endosser les rôles d'arbitres et d'éducateurs, de manière à mieux comprendre les problèmes qui peuvent se poser à ce poste et peut-être ensuite, sur le terrain, mieux appréhender les décisions prises", retrace le président qui poursuit: "Des talents se sont révélés parmi les jeunes des centres mais notre but premier était bien celui du plaisir partagé entre les garçons et les filles des centres et ceux des clubs." Une initiative qui a fait l'unanimité.