Expositions

Musée Labenche d’art et d’histoire

Entrée libre et gratuite

Musée Labenche, 26 bis bd Jules Ferry, 19100 Brive-la-Gaillarde.

Tél. : 05.55.18.17.70

Site internet du Musée Labenche

Les horaires d’ouverture au public

Musée Edmond Michelet

Du 17 janvier au 4 avril 2019.

Pour de nombreux déportés, l’hôtel Lutetia a constitué un moment important de leur retour en France. Comme le dira Gisèle Guillemot, « Notre deuxième vie a commencé là, dans ce lieu. Quand nous y sommes rentrés, nous n’étions que des matricules ; nous en sortions redevenus des citoyens. »

Pour la première fois, une exposition raconte l’histoire de ces quatre mois, du 26 avril à la fin du mois d’août 1945. A travers quinze panneaux, elle aborde les différents aspects posés par l’accueil des rescapés. Comment le ministère des Prisonniers de guerre, Déportés et Réfugiés a-t-il fini par choisir, à Paris, un lieu d’accueil et de contrôle réservé aux Déportés ? Comment s’est faite la réquisition du Lutetia ?
Qui faisait partie de l’encadrement ? Comment se sont mises en place l’équipe médicale, l’hôtellerie, l’équipe de militaires chargés du contrôle des arrivants afin d’écarter les faux déportés. Sans oublier les nombreuses associations de Résistants et les bénévoles qui se sont occupés de la logistique.

Le Lutetia, c’est aussi l’accueil des déportés étrangers : les enfants juifs du camp de Buchenwald, les Résistants polonais arrêtés en France, les Républicains espagnols faits prisonniers en 1940 et déportés à Mauthausen.

Si le Lutetia fut un lieu de retour à la vie, il fut aussi celui de la prise de conscience de l’ampleur de la tragédie par la population et surtout par les familles venues, chaque jour, attendre leurs proches et chercher des nouvelles. Dès l’arrivée des premiers déportés, le 26 avril 1945, commence alors l’angoissante attente.

Le bilan est terrible. 166 000 déportés de France, parmi lesquels 76 000 Juifs dont 11 000 enfants. 48 000 d’entre eux sont rapatriés en France, dont 3 000 Juifs. D’après les estimations de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, un tiers va passer par le Lutetia.

L’exposition retrace aussi :
. L’accueil par la Suède de déportées de Ravensbrück et la convalescence en Suisse de femmes libérées des camps,
. Les centres d’accueil associatifs créés par d’anciens Résistants : le Service Central des Déportés Israélites (SCDI), la Fédération nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP) et l’Association des Déportées et Internées de la Résistance (ADIR).
Est également présenté un panneau spécial sur Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle, résistantes, déportées à Ravensbrück, qui sont entrées au Panthéon en 2015.
De très nombreux documents présentés, souvent inédits, proviennent des Archives nationales, du Service Historique de la Défense, des archives des associations de déportés ainsi que des archives privées.

 

En complément de l’exposition on pourra découvrir des témoignages-vidéos, enregistrés par la FMD et par la délégation de Paris, et réalisés par Guillaume Diamant-Berger (Production Happy House).

Exposition réalisée par la délégation de paris des amis de la fondation pour la mémoire de la déportation.

Avec le soutien de l’AFMD-DT de la Corrèze

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Entrée libre et gratuite

Renseignements :

Musée Edmond Michelet
19100 BRIVE

Tél : 05 55 74 06 08

museemichelet@brive.fr

Site internet du Centre Michelet

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